Entre jazz et blues ouvrier

Entre jazz et blues ouvrier

Indéniablement, Antoine Choplin a trouvé chez son narrateur Leopold, musicien de jazz, le rythme qui convient à son roman. Ledit Leopold expose et varie sur la fermeture de l'usine où son père travaille depuis sa jeunesse : assemblées générales, tournées de bière, grève de la faim... Tout échoue pour mobiliser les hommes harassés et les médias désabusés. Reste la quête du groove du héros jouant Thelonious Monk avec un jazz band. Reste l'infiniment fragile des relations humaines, le désir de partager avec Nadine un enregistrement de Chet Baker et la complexité de ce qui se joue entre père et fils, surtout lorsque la souffrance et la colère suscitées par la mort de la mère se dressent entre eux. Double son, arythmie, contretemps, la musique aura le dernier mot. Un arrangement en quelque sorte.

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Nos livres

« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard