Enfances en déshérence

Enfances en déshérence

Arrimé à de jeunes destins déjà brisés, un récit efficace qui n'évite pas toujours les lieux communs.

Delphine de Vigan

Enfances en déshérence

Arrimé à de jeunes destins déjà brisés, un récit efficace qui n'évite pas toujours les lieux communs.

Faiseuse de contes noirs pour adultes, Delphine de Vigan plonge sa plume dans la plaie. Après avoir traité de la dérive maniaco-dépressive d'une mère (Rien ne s'oppose à la nuit, 2011), puis de la manipulation dévorante dont elle ou son héroïne aurait été l'objet (D'après une histoire vraie, 2015), elle embrasse cette fois les faillites de l'institution scolaire, la débâcle des familles décomposées, la détresse des enfants entre deux domiciles fixes, et initie aux techniques du binge drinking (biture express, en français académique), pratiqué dans Les Loyautés dès l'entrée au collège. On trouvera ici un spécimen de troll propre sur lui, pour achever de remplir le cahier des charges de cette sotie sociétale ultracontemporaine.

On serait de mauvaise foi si on enlevait à ...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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