En venir aux mots

En venir aux mots

L'heure est à la violence verbale, à l'offense, et non à l'échange. Bien sûr, il y a ces élections municipales qui réveillent les animosités politiques et sur lesquelles se greffent encore les vieilles haines recuites. Certes, elles tardent à démarrer sur le plan national, mais elles envahissent doucement les esprits avec en ligne de mire la présidentielle de 2022, ce poison lent de nos obsessions. Il y a les injures contre le président Macron, venant de chefs d'État étrangers ou de simples citoyens. Ici un pompier, des manifestants, des responsables politiques. Il y a les députés de La République en marche qui se sont sentis insultés lorsque le président les a appelés à faire « preuve d'humanité », et qui se plaignent de subir tous les outrages dans leurs circonscriptions. Au début de la Ve République, la justice intervenait. Les procureurs attaquaient pour « offense au président de la République » les journaux trop enclins à le brocarder. Pour de Gaulle, on se souvient d'un citoye ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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