En stage à babel, les compagnons de la traduction

En stage à babel, les compagnons de la traduction

Seize traducteurs débutants, rassemblant à eux tous douze langues, composent la deuxième promotion de l'École de traduction littéraire. Nous avons suivi deux de leurs ateliers.

« En sortant, j'étais gonflé à bloc et à ras de terre », reconnaît l'un des stagiaires, deux semaines après la séance inaugurale d'André Markowicz à qui Olivier Mannoni, directeur de l'École de traduction littéraire (ETL) à Paris, avait donné pour mission de « déconstruire tout ce que les élèves savent ou croient savoir de la traduction ». Le mot avait été lancé comme une boutade, mais laissait pressentir le choc des stagiaires confrontés à la méthode Markowicz. L'infatigable traducteur, qui a commencé le métier à l'âge de 16 ans pour ne plus jamais quitter sa table de travail, avait provoqué dans les années 1990 un tollé salutaire en retraduisant Dostoïevski dans une langue moins policée et plus proche de l'originale. Il n'a eu de cesse de continuer sa réflexion sur le métier d'auteur de traduction, se mesurant depuis notamment à Shakespeare, et revenant toujours à la question fondamentale : « Que dit le texte ? » Dans le silence de la salle Certeau du CNL (Centre national du livre ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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