En sciences, il pose les jalons de l'évolution

En sciences, il pose les jalons de l'évolution

Nourri de multiples lectures savantes, le matérialiste finit par juger les systèmes mathématiques trop abstraits et figés. Il leur préfère la chimie et la biologie, qu'il juge seules capables de saisir un monde se transformant constamment.

Tous les philosophes des Lumières, ou presque, possédaient une culture scientifique à faire pâlir nos modernes hommes de lettres. Auteur d'un Discours sur les motifs qui doivent nous encourager aux sciences, Montesquieu se livra entre 1717 et 1725 à des études de physique, de médecine et d'histoire naturelle dans le cadre des activités de l'Académie de Bordeaux. Lors de son exil à Cirey (1734-1744), Voltaire mena avec Mme du Châtelet des expériences en physique, en chimie et en astronomie, dans un laboratoire qu'il avait fait installer au château. Quant à Rousseau, qui s'est très tôt et longuement intéressé à la chimie, nous avons de lui un gros manuscrit d'Institutions chimiques, publié pour la première fois entre 1918 et 1921.

Diderot ne fit pas exception à la règle. Mais n'est-ce pas lui faire trop d'honneur que de le traiter en « homme de science » ? À l'opposé des penseurs qu'on vient de citer, il n'a en effet, lui, jamais pratiqué la recherche expérim ...

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