En saison, suivi de Pierre, poussière

En saison, suivi de Pierre, poussière

En Afrique - francophone, tout au moins - , il est entendu que la poésie doit être imprécatoire. Une croyance des plus fanatiques voudrait qu'elle soulève des montagnes. Jamais on n'oserait accabler les politiques d'une tâche pareille. » Ainsi s'exprime, dans la brève postface de ce livre, Nimrod, un poète qui nous vient du Tchad, d'où il fut chassé par la guerre, et qui, depuis une quinzaine d'années, habite parmi nous. Révélé en 1989 par le prix de la Vocation, dont Obsidiane édite traditionnellement le lauréat, il a passé par de longues périodes de silence sur lesquelles il s'explique à l'occasion de la réédition soigneusement révisée de Pierre, poussière en annexe au nouveau recueil intitulé En saison. Nimrod ne cache pas que, pour lui, une poésie que n'aimante pas le chant est sans intérêt. Il aime et cite Senghor, grand devancier auquel il a dédié un Tombeau éd. Le Temps qu'il fait, 2003. Dans un de ses plus beaux poèmes, il affirme qu'il connaît « le lieu du poème : [sa] gorg ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes