En Russie, une icône peu lue

En Russie, une icône peu lue

Vendu à des millions d'exemplaires lorsque l'URSS s'effondra, l'écrivain est toujours présent dans le débat public, mais considéré comme un auteur difficile.

après avoir été muselé, calomnié, banni pendant les dernières décennies soviétiques, Alexandre Soljenitsyne est revenu au pays en 1994, pour entrer, sans plus d'entrave, au panthéon des classiques russes. Ses textes - qui avaient circulé sous forme de samizdats, dont la lecture était un acte dangereux, et pour la rédaction et diffusion desquels Soljenitsyne avait inventé d'incroyables subterfuges - trônent désormais dans toutes les bibliothèques de Russie, sur les étagères des librairies, et continuent, d'année en année, à paraître chez les éditeurs. « L'intérêt est constant, à en juger par les rééditions permanentes de ses oeuvres, confirme la veuve de l'écrivain, Natalia Soljenitsyne. Je signe de nouveaux contrats tous les ans, avec des maisons d'édition différentes qui ne publient que ce qui se vend. »

Si la demande persiste, elle s'est réduite comme peau de chagrin en trente ans. L'intérêt des lecteurs, affamés par des décennies de censure et de mensonge, avait ...

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