En marchant, en écrivant

En marchant, en écrivant

Et Jean-Jacques Rousseau se mit en marche. Ce fut une date dans l'histoire de la littérature. Non ses premiers pas à la maison, mais ses premières enjambées dans la nature. Chose remarquable, quatre livres paraissent ces temps-ci qui forment dans un même élan choral un vibrant éloge de la marche ; or leurs quatre auteurs, de l'espèce marcheurs à plume, tout en portant chacun un regard différent sur la meilleure façon de marcher, rendent un même hommage à l'auteur des Rêveries du promeneur solitaire. À croire que Rousseau est le régional de l'étape et la figure imposée du programme artistique. Ce dont on ne saurait se plaindre, car le retrouver, fût-ce par fragments et sous cet angle assez particulier de la pose d'un pied devant l'autre, est de nature à nous réconcilier avec les éléments.

Le problème avec la marche, dont nous confions être un adepte au risque de paraître juge et partie, c'est qu'elle ne permet pas de lire ; encore que certains y parviennent, mais nous ne garan ...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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