En découdre

En découdre

Il est le gardien d'un musée de province où nul ne vient jamais, hormis la locutrice de ce beau monologue. Un homme sans ambition, sans mouvement, et sans téléphone portable - autant dire une vivante énigme. Un être dont le travail consiste à habiter le temps assis sur un siège en laine qui peluche. Comment fait-il ? se demande la locutrice qui, en parallèle, s'interroge sur le peintre Giorgio Morandi, « une sorte de Bartleby de la peinture ». Mais c'est surtout elle qui finit par se déballer face au silence du gardien. Et qui révèle ses origines modestes et sa nature d'enfant prodige, ses ambitions, son ascension dans le monde de l'entregent et du bon goût. Au fond, ce livre est précisément le contraire de ces fictions radieuses où deux êtres séparés par leur condition fraternisent. Il n'y aura pas de miracle romanesque. Juste des questions et des aveux silencieux. Ceux que l'on adresse aux gens séparés de vous par un océan symbolique qu'aucun rapprochement physique ne saurait comb ...

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Nos livres

Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon