En cure chez Orwell

En cure chez Orwell

Exploitant les intuitions d'Orwell pour rendre plus efficaces ses campagnes, un publicitaire, soudain dégoûté par son propre cynisme, va se ressourcer dans l'île écossaise où l'écrivain composa 1984.

Il n'était pas n'importe qui. Il était Raymond Welter, Ray, rien de moins que ce pubard de Chicago, fasciné par George Orwell, qui avait révolutionné le marketing et la publicité. Le secret de son succès tenait en quatre chiffres : 1984. Plus précisément, « s'inspirer de la conception orwellienne du média social pour créer une nouvelle méthode facilitant l'interactivité entreprise-consommateur ». Après tout, son job dans l'agence ne consistait-il pas à « siphonner toujours plus l'argent des consommateurs de masse vers les poches déjà profondes des clients fortunés de Logos » ? Et cela avait marché. Sa campagne délirante - bien dans le ton de ce livre pétillant d'humour - consistant pour les constructeurs à rayer secrètement les carrosseries de leurs énormes 4 x 4 et à les couvrir de graffitis proclamant fièrement « Porcc » (avec deux c) convainquit très rapidement tous les demeurés dont le slogan était « On nique l'environnement » qu'un esprit libre se devait de rouler au v ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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