Empaillage

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Un photographe et un taxidermiste au coeur d'un polar entre art, amour et mort.

Les enquêtes et les histoires d'amour ont en commun de viser une sorte d'unité parfaite : dans les polars, le détective exclut progressivement les fausses pistes pour faire émerger la solution de l'énigme ; la passion amoureuse, elle, limoge les amants ou amantes potentielles et se laisse aimanter par une seule personne. Pour Philippe Renonçay, ce n'est pas une raison pour cesser de détailler ces deux objets. Dans Les Portraits de Laura Bloom, le discret romancier (c'est son sixième titre en un peu moins de trente ans) observe deux personnages ; leurs professions respectives - l'un est photographe, l'autre taxidermiste - les poussent à essayer de retenir la vie qui fuit. Conçu comme un miroir brisé, le récit disperse les morceaux de deux histoires d'amour tragiques, fait un crochet par la guerre d'Algérie, laisse planer l'ombre d'une obscure conspiration historique tirant le roman vers le polar et développe quelques belles réflexions sur le rôle de l'art et la mort.

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