Emmanuelle Bayamack-Tam, tranquillement tranchante

Emmanuelle Bayamack-Tam, tranquillement tranchante

En 2013, son neuvième livre, Si tout n'a pas péri avec mon innocence, a enfin imposé la romancière au-delà du seul cercle des connaisseurs. Je viens, clame-t-elle aujourd'hui.

Prenons un livre, ouvrons-le, imaginons l'auteur d'après son texte. Auparavant, observons la couverture. Elle est blanche, le titre Je viens pourrait faire écho au Je m'en vais de Jean Echenoz, prix Goncourt 1999. Les deux locuteurs finiront peut-être par se rejoindre, au moins sur des rayons de bibliothèques, si jamais certains lecteurs rangent leurs livres par familles de titres. Qui est cette première personne du singulier qui nous prévient de sa venue ? On n'a pas le temps de rêver que la silhouette de l'écrivaine se profile. La voici, en tee-shirt fin et blanc, un dimanche en novembre, la peau transparente, les yeux clairs, la quarantaine juvénile, dans un café sans signe distinctif, comme elle les affectionne. Son nom : Emmanuelle Bayamack-Tam. Il prête à confusion. Ainsi, lors de la parution de Rai-de-coeur, son premier roman (1996), la jeune femme a été invitée à la télévision, dans une émission consacrée au continent africain. Elle se demandait bi ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Grand entretien

Jean Starobinski (© Gallimard)

Jean Starobinski
Hommage à ce grand théoricien de la littérature

Sondage IPSOS