Eaux-fortes victoriennes

Eaux-fortes victoriennes

Un portrait vigoureux et foisonnant (un peu trop) des bas-fonds londoniens à la fin du XIXe siècle.

« Tout ange est terrible », affirme Rainer Maria Rilke. On pourrait aussi dire du personnage Jonathan Weakshield qu'il possède la beauté du diable. Au début des années 1880, cette figure des bas-fonds londoniens suscite une « admiration honteuse » et règne sur le quartier infâme du Seven Dials. Son écureuil apprivoisé sur l'épaule, il ne rend des comptes qu'à son mentor, le Viking, le seigneur des brigands en personne, un nain monstrueux et féroce. Son talon d'Achille ? Une femme, bien entendu : la résiliente Fine Mc Gall, qui sculpte en cire pour Mme Tussaud les trognes des malandrins. Il parvient un jour à l'entraîner au bout du monde, y espère une nouvelle vie à deux, mais l'indocile n'apprécie guère l'exil. Si le retour à Londres de Weakshield réveille les morts, les vengeances et l'odeur du sang, il soulève également quelques interrogations chez le lecteur.

Pour décrire les taudis victoriens où la générosité est exécrée car « elle défait les hommes », rien de plus appréc ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes