Du temps à tuer

Du temps à tuer

L'équipée d'un duo de vieillardes qui savent s'y prendre pour éliminer les gêneurs.

Deux octogénaires, doña Olvido et sa servante Bruna, font vrombir une vieille Coccinelle sur les routes de Galice, une mouette sur le toit, un paquet suspect - un cadavre ? - sur le siège arrière. Bruna, affublée d'une robe de mariée maculée de boue, subit les embardées d'Olvido et ses crises de nerf. La scène est cocasse et donne le ton du roman. À la façon de soeurs qui s'adorent et s'exaspèrent, elles se remémorent l'atmosphère déconcertante de la maison familiale, où Bruna avait été engagée comme nourrice. Cette grande bâtisse, abritant plusieurs générations, rappelle l'univers étrange d'Isabel Allende dans La Maison aux esprits.

Quelqu'un sous les paupières effleure aussi le réalisme magique : les poupées y chassent les esprits, la couturière est accusée de jeter des sorts, la petite chatte s'attire les foudres des habitants tous plus déments les uns que les autres. Les évènements rocambolesques qui animent le foyer tendent à esquisser le contexte anxi ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Entretien

Michel Winock © Ed. Perrin

Michel Winock : « Il ne faut pas enterrer la gauche trop vite »

S'abonner au magazine

S'abonner au magazine