Du surfeur et de l'océan

Du surfeur et de l'océan

Lorsque parut Sur le blabla et le chichi des philosophes, nombreux étaient les critiques qui considéraient que Frédéric Schiffter, philosophe véliplanchiste, avait atteint là le sommet de la vague et allait disparaître dans un rouleau.

Or voilà plus de dix ans que notre penseur continue de surfer avec élégance. Ce fut Pensées d'un philosophe sous Prozac, puis Métaphysique du frimeur, Le Philosophe sans qualités, Le Bluff éthique... et non seulement Schiffter ne tombait pas mais il paraissait plus léger et plus profond. Il publia Philosophie sentimentale puis La Beauté, une éducation esthétique. Lui, le détaché, paraissait attachant. Progressivement, son nihilisme balnéaire le rapprochait du premier Clément Rosset. Le Charme des penseurs tristes (1) va ravir ceux qui le suivent et enchanter ceux qui vont le découvrir. L'opus tient dans la main comme souvent avec Schiffter. Que nous dit-il ? Que la joie est une taie sur l'oeil du philosophe, qu'elle envahit notre aorte comme une mauvaise graisse, qu'elle nous rend insensibles aux malheurs du monde, et donc ignorants. À travers une galerie de portraits, cet essai revisite les philosophes moralistes qui se sont faits les hé ...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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