Du sel et de l'acide

Du sel et de l'acide

S'ouvrant sur un adultère banal, un livre de plus en plus abrasif, entre Paris et le Finistère.

« Pire qu'une vie sans amour, une vie sans souffrance » : ce proverbe danois pourrait illustrer, voire expliquer les sentiments qui animent les personnages du roman de Sylvie Le Bihan. Leurs échecs aussi. Et ce besoin de fuite, jusqu'à l'extrême limite, comme cette pointe du Finistère où se déroule l'essentiel de Là où s'arrête la terre. Tout débute pourtant de façon banale : une femme avoue à son mari son infidélité depuis trois ans - la moitié du temps passé ensemble. Il la repousse. Elle prend un taxi pour rejoindre son amant à l'hôtel. On songe : une énième histoire de couple et d'adultère, la transposition romanesque d'une histoire intime... Soit. Mais non. Car, très vite, quelque chose dans l'écriture vous retient, une rage, une sécheresse dans les affects, une répulsion pour les bons sentiments, comme un souffle vif et dérangeant. Du reste, si Marion, l'héroïne, pénètre bien dans le Concorde Lafayette de la porte Maillot où elle retrouve d'habitude son bel amant de C ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Nos livres

« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

S'abonner au magazine

S'abonner au magazine