Du sel et de l'acide

Du sel et de l'acide

S'ouvrant sur un adultère banal, un livre de plus en plus abrasif, entre Paris et le Finistère.

« Pire qu'une vie sans amour, une vie sans souffrance » : ce proverbe danois pourrait illustrer, voire expliquer les sentiments qui animent les personnages du roman de Sylvie Le Bihan. Leurs échecs aussi. Et ce besoin de fuite, jusqu'à l'extrême limite, comme cette pointe du Finistère où se déroule l'essentiel de Là où s'arrête la terre. Tout débute pourtant de façon banale : une femme avoue à son mari son infidélité depuis trois ans - la moitié du temps passé ensemble. Il la repousse. Elle prend un taxi pour rejoindre son amant à l'hôtel. On songe : une énième histoire de couple et d'adultère, la transposition romanesque d'une histoire intime... Soit. Mais non. Car, très vite, quelque chose dans l'écriture vous retient, une rage, une sécheresse dans les affects, une répulsion pour les bons sentiments, comme un souffle vif et dérangeant. Du reste, si Marion, l'héroïne, pénètre bien dans le Concorde Lafayette de la porte Maillot où elle retrouve d'habitude son bel amant de C ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon