Du sahara à la russie : lignes de fuite

Du sahara à la russie : lignes de fuite

Sur les traces de quelques fous de littérature et de voyage qui, sous l'étoile de Rimbaud, partent se chercher, se perdre ou se trouver aux confins du monde.

Tout ça, c'est la faute à Rimbaud. Cet ado mal élevé qui, en deux livres et quelques années de création, 1870-1874, fait souffler un grand vent d'ailleurs sur la poésie française. Après lui, plus rien ne sera jamais comme avant. Une saison en enfer, Illuminations, et hop ! le « voyant » se change en « vagabond aux semelles de vent ». Et lui qui avait écrit « on ne part pas » part bel et bien pour n'importe où, jusqu'à Harar. Il en mourra, rapatrié à Marseille, en 1891, sans plus jamais avoir rien écrit, semble-t-il, hormis quelques lettres à sa famille. Alors que, de son temps, ses livres n'ont été connus que de rares initiés, sa destinée hors du commun, transformée en légende entretenue et propagée d'abord par Verlaine, son ami, son amant, va devenir phénomène, et sa gloire universelle. Il n'est pas jusqu'au très bourgeois et très catholique Paul Claudel qui ne succombe, fasciné, à ce charme vénéneux qu'Arthur, jeune à jamais, a insufflé dans les âmes de quelques poètes à ...

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Entretien

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