Du magnat aux cancrelats

Du magnat aux cancrelats

« L'argent, c'est le sang du Christ », écrivit en son temps Léon Bloy. Romain, obsédé par la richesse et la mort, dédaigneux à l'égard des pauvres, a perdu son immense fortune à la Bourse. Mais sa ruine est surtout morale. Lui qui fréquentait jusqu'ici la jet-set hollywoodienne échoue dans une salle de jeu clandestine de New York, univers glauque et violent, ultime palier de sa descente en enfer. Est-ce là qu'il finira sa vie, victime d'une crise cardiaque ou d'un sordide règlement de comptes ? L'atmosphère morbide de ce huis clos n'est pas dénuée d'une certaine poésie noire ; celle-ci malheureusement finit par frôler la complaisance. Et c'est en vain qu'on attend un sursaut de conscience, pour ne pas dire d'intelligence, de la part d'une tablée de cloportes qu'on aurait envie d'écraser du pied si eux-mêmes ne nous épargnaient cet effort en faisant tout ce qu'il est possible pour hâter leur déchéance.

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Entretien

Michel Winock © Ed. Perrin

Michel Winock : « Il ne faut pas enterrer la gauche trop vite »

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