Du degré zéro du second degré

Du degré zéro du second degré

L'ironie à la truelle d'Alain Finkielkraut lors d'un débat sur le féminicide n'a mis ni rieuses ni rieurs de son côté.

L'échange houleux qui a eu lieu entre Caroline De Haas et Alain Finkielkraut au sujet de la banalisation des violences sexuelles le 13 novembre dernier sur le plateau de LCI a fait beaucoup de bruit. Mais pas pour rien. Une fois n'est pas coutume, la loi du buzz, qui veut que la polémique du lendemain envoie celle de la veille aux oubliettes, ne gagnera pas. Parce qu'il s'est passé quelque chose qui ne passe pas. Quelque chose qu'on ne doit plus laisser passer.

En réponse à la militante féministe qui lui reprochait d'avoir, par sa défense aveugle et systématique du réalisateur Roman Polanski, fait le lit de la culture du viol, l'académicien a opté pour l'esquive par le second degré en s'exclamant : « Violez, violez, violez ! Je dis aux hommes : violez les femmes. D'ailleurs, je viole la mienne tous les soirs. » Cette sortie a donné lieu à une vague d'indignations, à de longs débats sur le droit à rire de tout, ainsi qu'à des critiques nourries envers une vidéo réalisée par le ...

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