Du classicisme comme un des beaux-arts

Du classicisme comme un des beaux-arts

La pensée classique, véritable religion d'État en France, connaît son apogée entre 1630 et 1685. Éprise d'ordre et de règles, elle ne se résume heureusement pas à une aride science exacte : elle nourritde multiples contrastes, confrontations et paradoxes. Tour d'horizon.

Le classicisme et le xviie siècle ont partie liée dans l'histoire de France 1. Sans Richelieu et Louis XIII, sans Mazarin et Louis XIV, sans les guerres civiles - dont la Fronde - et les conflits européens, on ne peut imaginer que se cherche, se trouve, puis s'impose la mystérieuse alchimie de civilisation à laquelle nous devons les tableaux de Nicolas Poussin et de Philippe de Champaigne, les constructions de Mansart et de Le Vau, les jardins de Le Nôtre, les compositions de Lully, l'administration de Colbert et les fortifications de Vauban, le rationalisme cartésien, l'esprit pascalien, le héros cornélien, le tragique racinien, les comédies de Molière, les Fables de La Fontaine, les oeuvres de saint François de Sales, de saint Vincent de Paul et de Bossuet... Si le classicisme est un fait de civilisation dans la France du xviie siècle, il convient de chercher les signes de sa genèse, de son apogée et de son déclin, c'est-à-dire les dates fondatrices de sa légitimité.

Le Gra ...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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