droit à l'éclipse

droit à l'éclipse

Moins qu'une utopie, et pourtant déjà un ailleurs : la nuit. En politique, l'heure, dit-on, n'est plus aux rêves. Être lucide, c'est être réaliste, donc accepter les règles du monde tel qu'il va. Cette logique est celle du jour qui confond le réel avec le visible. Sous la lumière blanche des néons, les TEXTE et les choses accèdent à la même visibilité intégrale, une transparence généralisée propice au travail, à la consommation et à la surveillance. Au sein du « capitalisme vingt-quatre heures sur vingt-quatre », il est devenu difficile d'imaginer une autre configuration de l'expérience.

Ce lieu alternatif existe pourtant, et on le perçoit avant même de l'imaginer. Après le coucher du soleil, la vue devient moins sûre d'elle-même, déjouant toutes nos prévisions. La nuit ouvre un temps pour l'obscur, donc un espace pour de nouvelles expériences.

On a beaucoup moqué les palabres de Nuit debout, un mélange anarchique de théories fumeuses, de formalisme ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon