droit à l'éclipse

droit à l'éclipse

Moins qu'une utopie, et pourtant déjà un ailleurs : la nuit. En politique, l'heure, dit-on, n'est plus aux rêves. Être lucide, c'est être réaliste, donc accepter les règles du monde tel qu'il va. Cette logique est celle du jour qui confond le réel avec le visible. Sous la lumière blanche des néons, les TEXTE et les choses accèdent à la même visibilité intégrale, une transparence généralisée propice au travail, à la consommation et à la surveillance. Au sein du « capitalisme vingt-quatre heures sur vingt-quatre », il est devenu difficile d'imaginer une autre configuration de l'expérience.

Ce lieu alternatif existe pourtant, et on le perçoit avant même de l'imaginer. Après le coucher du soleil, la vue devient moins sûre d'elle-même, déjouant toutes nos prévisions. La nuit ouvre un temps pour l'obscur, donc un espace pour de nouvelles expériences.

On a beaucoup moqué les palabres de Nuit debout, un mélange anarchique de théories fumeuses, de formalisme ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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