Bernardo Carvalho: «Et là, je pose la question la plus imbécile de toute ma vie à Lynch»

Bernardo Carvalho: «Et là, je pose la question la plus imbécile de toute ma vie à Lynch»

Couvrir le festival en tant que journaliste réclame de l'endurance. Il faut aussi savoir mettre un mouchoir sur sa fierté.

J'ai couvert deux fois le Festival de Cannes, pour le même journal brésilien : la première fois en 1987, pour remplacer un journaliste qui, à la dernière minute, n'avait pas pu partir ; la deuxième fois, en 1990, comme correspondant. Le fait d'être correspondant ne changea pas grand-chose à la précarité matérielle que j'avais connue trois ans auparavant. En 1990, j'étais logé dans une chambre sans salle de bains, sous un escalier au rez-de-chaussée d'un immeuble, à l'autre bout de la Croisette. Et je me réjouissais de n'avoir pas, comme la fois précédente, échoué dans un hôtel pourri hors de la ville, à partager ma chambre avec un autre journaliste brésilien, capable de tout pour saboter mon travail.

En 1990, je partais me coucher en fin de nuit - après avoir assisté à quatre films par jour et avoir envoyé au moins un article sur chacun - et me levais quelques heures après, le temps de prendre une douche dans la salle de bains commune de l'immeuble, pour m'enfiler la Croisett ...

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Entretien

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