Daniel Pennac: «Toutes ces traces laissées sur ma propre pellicule»

Daniel Pennac: «Toutes ces traces laissées sur ma propre pellicule»

Devant la liste des films présentés à Cannes, c'est sa propre vie qu'on voit défiler : Le Salaire de la peur, Orfeu Negro, Sous le soleil de Satan, Le Ruban blanc ...

On dit oui, on dit qu'on l'écrira, ce papier sur ce film primé à Cannes, cette actrice remarquée à Cannes, ce réalisateur célébré à Cannes, on dit oui, on consulte les listes des films, des acteurs, des réalisateurs palmés depuis les origines du festival, et c'est sa propre vie qu'on voit défiler, comme une pellicule terriblement véloce. Ce matin encore sous la douche :

Tristeza não tem fim

Felicidade sim

que je chantonne depuis 1959 donc, depuis que Cannes a décerné la palme d'or à l'Orfeu Negro de l'autre Camus. Quelques paroles, fredonnées en boucle depuis mes 15 ans...

Mais ce n'est pas mon plus vieux souvenir cannois. L'image ineffaçable, la constante la plus ancienne, c'est le visage de Charles Vanel dans Le Salaire de la peur, primé en 1953. J'avais 9 ans et j'ai dû voir le film un peu plus tard. Jusqu'à sa mort, j'ai cru Charles Vanel immortel. Pour moi, qui n'ai pas connu les miens, c'était mon grand-père de gr ...

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Entretien

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