Les « non ! » de Costa-Gavras

Les « non ! » de Costa-Gavras

Grèce des colonels, Tchécoslovaquie stalinienne, dictatures latino-américaines... À travers l'histoire du second XXe siècle, le cinéaste s'est attaché à maints personnages résistant à des régimes autoritaires.

Comment résiste-t-on face à tout ce qui nous assaille dans la vie quotidienne ? Il faut commencer par le début et se demander comment on résiste déjà à soi-même, à ses envies, aux appels. Dès mes débuts, j'y ai été confronté. Je voulais faire un certain type de cinéma. Après le succès tant public que critique de Compartiment tueurs, on m'a proposé de signer avec une grosse compagnie américaine, de m'installer dans une villa à Los Angeles, de signer un contrat pour mes cinq prochains films, d'être bien payé, de travailler avec cinq scénaristes et de faire mon prochain film avec le meilleur des cinq. Mais ça ne m'intéressait pas. C'était très tentant. Mais je voulais tourner en France, mon pays d'adoption. Après mes films suivants, à chaque fois, la proposition est revenue, et j'ai toujours répondu non. Le type de films que j'envisageais, et qui correspondait à mon idée du cinéma, je ne pouvais le faire qu'en France. Quand Harry Saltzman, le producteur des

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon