L'écriture à l'épreuve de la maladie, et vice-versa

L'écriture à l'épreuve de la maladie, et vice-versa

Ce qui résiste à la mort : canonique définition de la vie par le médecin Claude Bernard. Lutter contre une grave maladie peut révéler de grandes intensités vitales mais aussi remettre en cause les certitudes les plus établies.

Au regard de la distinction qui sépare le monde des bien portants et le « royaume » des malades, la littérature est le terrain le plus efficace pour à la fois établir un pont entre ces deux sphères, traduire la maladie et y résister. Qu'il s'agisse de la tuberculose dans La Montagne magique de Thomas Mann ou dans L'Immoraliste d'André Gide, du sida dans À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie d'Hervé Guibert, ou de la folie - et des souffrances liées à la syphilis - dans les célèbres Cahiers d'Antonin Artaud, la maladie est largement représentée en littérature.

En 2013, L'Empereur de toutes les maladies, de Siddhartha Mukherjee, médecin indo-américain spécialisé en oncologie, sort en France. Sous-titré Une biographie du cancer, ce livre relate une histoire du cancer dans une prose accessible, loin du jargon médical, et le pose comme « le fléau caractéristique de notre génération », la maladie du siècle. Au-delà de l'é ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon