Des choses qui nous parlent

Des choses qui nous parlent

Les robots ne sont pas les premiers objets à qui l'on prête des traits humains. Si l'on en croit l'exposition « Persona », c'est même observable en tout temps et toute culture.

Un robot humanoïde, nommé Berenson, déambule ces jours-ci dans les travées de l'exposition « Persona », au Quai-Branly. Son apparence curieusement démodée suggère celle d'un amateur d'art de la première moitié du XXe siècle. Quand les visiteurs le croisent, ils ne se contentent pas de s'étonner ou de sourire en le voyant : ils lui sourient, et c'est son regard qu'ils essaient de capter. De même, ne se contentent-ils pas d'échanger des commentaires à son sujet ; c'est à lui que plusieurs s'adressent directement. Enfin, quand ils s'éloignent, la plupart le saluent.

Ce comportement est révélateur : nous n'interagissons pas de la même manière avec des robots humanoïdes et avec les autres objets de notre environnement. Quand ils sont convaincants, nous avons toujours la tentation de nous prêter au jeu, ne fut-ce qu'un instant, comme s'il s'agissait de personnes véritables. C'est bien ce qui fascine, mais aussi ce qui peut choquer dans la perspective d'une société où des robots tie ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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