Philippe Claudel: «La magnifique immodestie de Moretti»

Philippe Claudel: «La magnifique immodestie de Moretti»

Le cinéaste italien est un modèle de liberté pour un auteur à la croisée de la littérature et du cinéma.

Écrivain ? Réalisateur ? Depuis de nombreuses années déjà, je me partage entre ces deux activités sans en privilégier aucune. Dans l'absolu, je me considère comme un créateur dont l'imagination prend parfois la voie de la littérature, parfois celle du cinéma.

Je n'ignore pas qu'il existe une vraie tradition française d'écrivains cinéastes - Cocteau, Guitry, Pagnol -, mais je me considère étranger à cette famille. Mes romans successifs sont le fruit d'une écriture où chaque mot, chaque phrase s'inscrit au gré d'une démarche strictement littéraire. Tout surgit du langage. À l'inverse, mes scénarios sont les transcriptions de désirs de lumière, de cadres, de jeu, d'enjeux proprement cinématographiques.

Mon désir de cinéma est antérieur à mon désir de littérature. À 10 ans à peine je me suis aperçu - grâce à Sergio Leone en priorité - que les films participaient d'un langage spécifique qui permettait de recomposer l'espace et le temps. Aussitôt, je me suis fabriqué une cam ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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