Philippe Besson: «Le Guépard, ou “N'oubliez pas que je suis venu au monde le jour des Morts”»

Philippe Besson: «Le Guépard, ou “N'oubliez pas que je suis venu au monde le jour des Morts”»

Dans Le Guépard, palme d'or en 1963, Luchino Visconti se retourne sur ses origines - mais c'est pour filmer un monde en train de disparaître.

Quand il gravit les marches du Festival de Cannes, en mai 1963, entouré de Claudia Cardinale, Burt Lancaster et Alain Delon, Luchino Visconti, en dépit de ce que laisse présager son air renfrogné et las, savoure cette première participation à la sélection officielle. S'il ignore qu'il recevra quelques jours plus tard la palme d'or (à l'unanimité du jury, qui plus est), il devine déjà que son film va surprendre. Au moins parce qu'il rompt avec le néoréalisme dont il était le héraut depuis ses débuts, vingt ans plus tôt. Avec Le Guépard, en effet, il abandonne ce réalisme poétique, chargé de révolte et porteur de sensualité, dans lequel baignaient ses premiers films, il délaisse le tragique social et la lumière froide pour s'en revenir à ses premières amours. En vérité, il lui aura fallu du temps et pas mal de détours pour devenir lui-même. Il a alors 56 ans, il lui reste treize ans à vivre, et ses plus grands films à tourner.

Car Visconti - on l'oublie quand on s'inté ...

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