David Foenkinos: «Chaque seconde de Barton Fink reste gravée»

David Foenkinos: «Chaque seconde de Barton Fink reste gravée»

Du ravissement de découvrir à Cannes le film des Coen - mais aussi d'y croiser Roman Polanski, alors président du jury.

Il y avait quelque chose d'apocalyptique au début du mois de janvier 1991. J'étais dans une unité de soins intensifs, après une opération du coeur, et j'entendais les médecins chuchoter à propos d'une guerre dont on voyait les images à la télévision. Quelques mois plus tard, une amie de ma mère m'a proposé de venir avec elle au Festival de Cannes, comme une récompense à ma survie. J'ai débarqué dans cet état sur la Croisette, entre l'émerveillement inépuisable d'être finalement en vie et l'excitation de découvrir le plus grand festival du monde. Point d'orgue à mon sentiment : cette année-là, c'était Roman Polanski le président du jury. Il était mon idole, et toujours encore. Je connaissais chaque recoin de ses films, et son autobiographie n'avait cessé de me hanter depuis que je l'avais lue. Tout me paraissait ainsi cohérent dans une année marquée par la peur, et la fièvre au corps. Ce soir-là, je flotte dans un costume trop large, et je n'en mène pas large non plus en croisant Rom ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes