Christophe Donner: «Mort à Venise : Tadzio et moi, les innocents»

Christophe Donner: «Mort à Venise : Tadzio et moi, les innocents»

En 1971, Visconti présente Mort à Venise à Cannes. Christophe Donner a alors 14 ans et ressemble au jeune éphèbe du film.

Je ne connaissais rien au cinéma, pratiquement rien. Des westerns, des dessins animés, des films pénibles où mon père m'avait traîné : Antonio das Mortes de Glauber Rocha, Andreï Roublev de Tarkovski. Dans le genre, un jeudi après-midi, j'avais emmené ma petite soeur de 7 ans au cinéma, rue Champollion, je m'étais trompé de salle, on s'était retrouvés devant La Piscine, de Jacques Deray, avec Alain Delon et Romy Schneider, au bout d'un quart d'heure, je me suis dit qu'il valait mieux quitter la salle.

Je sentais que le cinéma pouvait avoir des conséquences sur l'état mental des spectateurs fragiles. Je l'avais déjà expérimenté avec L'Enfant aux cheveux verts, de Joseph Losey, et un peu plus tard Le Souffle au coeur, de Louis Malle, l'un comme l'autre m'avaient rendu pratiquement malade d'identification compassionnelle. Je ne savais pas ce qui m'attendait. Le 5 juin 1971, Mort à Venise était projeté au Festival de Cannes. ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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