Camille de Peretti: «Anita Ekberg, parce qu'ainsi va la vita»

Camille de Peretti: «Anita Ekberg, parce qu'ainsi va la vita»

La déesse de La Dolce Vita est morte seule et sans le sou au début de 2015. Jusqu'au bout le comble de l'idole, adulée puis jetée aux oubliettes.

Et je me souviens de la robe rose de Scarlett Johansson. De cette robe rose comme une fleur immense qui s'étalait et formait une corolle autour de sa taille, et je revois encore ses bras de pêche et son chignon blond serré sur le bas de sa nuque parfaite. Il pleuvait souvent pour la montée des marches. On voyait au journal télévisé le présentateur se lamenter parce que les images étaient gâchées par trop de parapluies tendus pour abriter les coiffures des coiffeurs, pour que ne coulent pas les mascaras et que les volants volettent malgré l'humidité. Il y avait des satins verts comme des forêts, des montagnes de tulle, des mousselines parme et des soies jaune canari qui tombaient raides sur des petits pieds sanglés dans des sandales piquées de strass. Je regardais défiler les tailles cambrées de ces actrices perchées sur des talons trop fins et je me souviens qu'elles me faisaient penser à la Petite Sirène. « Tout le monde admirera ta beauté, tu conserveras ta marche légère et gracie ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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