Gabriel García Márquez, Cent ans de solitude

Gabriel García Márquez, Cent ans de solitude

Gabriel García Márquez possède ce don que Desnos indiquait comme une qualité innée des Sud-Américains en général : « le pouvoir de transformer le monde des rêves en réalité ». Le merveilleux, le légendaire sont ici fondus dans la réalité dramatique, sordide ou quotidienne, proposés dans les mêmes termes, décrits avec la même précision. Cent ans de solitude est l'histoire d'une famille de pionniers, les Buendia, depuis son établissement à Macondo, village fictif de Colombie, jusqu'à la disparition du dernier de la lignée. Quand la pluie tombe à Macondo c'est pendant quatre ans et onze mois, quand elle s'arrête c'est pour dix ans, le vent arrache portes, fenêtres, souffle les toits et déracine les fondations. S'il y a tuerie à Macondo, c'est trois mille morts que le train emporte pour les jeter dans la mer, et si l'on fait le silence autour de l'affaire il s'établit si épais que personne ne s'en souvient, hormis un fou. Les fléaux, les pourrissements, les fièvres sont plus d ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon