Marguerite Yourcenar, L'œuvre au noir

Marguerite Yourcenar, L'œuvre au noir

Prolongeant l'entreprise née avec Mémoires d'Hadrien (« faire de l'intérieur ce que les historiens font de l'extérieur »), L'Œuvre au noir nous jette sur les routes d'une Europe Renaissance aux côtés du médecin alchimiste Zénon. Initiation à soi et voyage métaphysique, le destin de Zénon est la pierre de touche d'une époque encore engluée dans les superstitions médiévales mais happée en secret par de nouveaux foyers critiques. L'érudite Marguerite Yourcenar trousse une allégorie ésotérique, évoquant un tableau de Bruegel l'Ancien où méditerait l'ange de Dürer. Contrebalançant les sphères éthérées de l'esprit, les pestiférés et hérétiques décharnés amoncelés sur le chemin du médecin - cadavres où se lisent les augures - rappellent, comme le dit Thomas Mann, que l'homme est mélange « d'eau et d'albumine ».

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NOVEMBRE :

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