Michel Tournier, Vendredi ou Les Limbes du Pacifique

Michel Tournier, Vendredi ou Les Limbes du Pacifique

Magistrale réécriture de Robinson Crusoé à la lumière des thèses de Lévi-Strauss, le premier roman de Michel Tournier rappelle au lecteur moderne une manière oubliée d'être au monde. Première partie : seul rescapé d'un naufrage avec son chien, Robinson se retrouve sur une île, qu'il baptise Speranza. Un monde vierge où les animaux ignorent la peur de l'homme, et qu'il va s'employer à dominer, maîtriser, exploiter en bon Occidental. Puis il rencontre Vendredi, le sauve de ses ravisseurs, venus en pirogue, et entreprend de le dompter comme il a dompté l'île. Avec le même résultat : en apparence, Vendredi se plie à tous les caprices civilisés de son maître mais, dès que Robinson a le dos tourné... Une catastrophe renversera la perspective. Sa simili-civilisation ruinée, Robinson apprendra la vie sauvage. Elle révèle, chez le naufragé habitué à traiter la nature en ennemie, des potentialités remontant à l'âge de pierre. La transformation se reflète dans l'écriture : les notatio ...

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

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► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon