Mondialisation

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Quand la Terre accélère et rétrécit

À l'heure du Tour du monde en quatre-vingts jours, il ne s'agit plus de découvrir mais de traverser, dans une fuite en avant perpétuelle, de plus en plus énergivore : immense moteur dont les hommes deviennent le carburant.

« Après tout, la Terre est vaste ! - Elle l'était autrefois... dit à mi-voix Phileas Fogg. » Ainsi commence l'incroyable pari du gentleman britannique imaginé par Jules Verne dans Le Tour du monde en quatre-vingts jours. On est en effet bien loin des premiers récits de voyages, et notamment du plus célèbre d'entre eux, le Devisement du monde de Marco Polo (1298), entré avec sa famille au service de l'empereur mongol Kubilaï Khan. Acclamé par les uns et décrié par les autres, sceptiques quant à l'existence d'une civilisation asiatique aussi raffinée que la leur, l'ouvrage se distingue alors par ses descriptions de mondes inconnus. Plusieurs siècles durant, explorateurs et colons assouvissent la soif de découverte de leurs lecteurs. Fogg garde quelque chose des anciens explorateurs, car, en pariant la moitié de sa fortune sur le succès de son périple, il se met comme eux en situation de tout gagner ou de tout perdre.

Les attentes du lectorat en matière de des ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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