Dossier

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Deleuze en toute logique

Le rapport de Gilles Deleuze au stoïcisme est à première vue très différent de celui de Michel Foucault. Deleuze mobilise les stoïciens au début de son oeuvre philosophique, dans Logique du sens 1969, et n'y reviendra plus ensuite que de manière allusive sauf dans ses cours, alors que Foucault ne se penche sur eux qu'à la fin de sa vie. Deleuze s'intéresse au stoïcisme en tant que tel, mettant en lumière l'originalité de ses concepts, alors que Foucault ne considère Sénèque, Marc Aurèle ou Épictète que comme des exemples de cette « culture de soi » hellénistique et romaine, qu'il étudie aussi dans des textes épicuriens ou cyniques. Foucault laisse donc de côté la physique et la logique stoïciennes, alors que Deleuze les met au centre de son analyse, car « le génie d'une philosophie se mesure d'abord aux nouvelles distributions qu'elle impose aux êtres et aux concepts. Les stoïciens sont en train de tracer, de faire passer une frontière là où on n'en avait jamais v ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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