Dorian Gray, portrait craché

Dorian Gray, portrait craché

Anatomie d'un diamant brut de la littérature fin de siècle, réédité dans sa version augmentée des passages expurgés par les censures anglo-saxonnes.

jugé scandaleux dès sa parution en volume en 1891, l'unique roman d'Oscar Wilde, Le Portrait de Dorian Gray, avait pourtant été revu par son auteur après une première publication dans le Lippincott's Monthly Magazine. Wilde ajouta six chapitres, alors que, à son insu, l'éditeur américain avait déjà coupé le texte pour atténuer des aspects potentiellement sulfureux. La version originelle a été publiée par les éditions Grasset en 2016 dans une traduction d'Anatole Tomczak, livrant ainsi un diamant brut de la littérature fin de siècle et clé de voûte de l'oeuvre de l'écrivain britannique. Tout y est, du désir manifeste d'une esthétique puritaine où le bien s'incarnerait spontanément dans le beau, et de l'impossibilité latente d'une telle harmonie angélique. Ce qui hante le roman est la crainte d'une lisibilité absolue des moeurs par-dessus les masques de la bienséance victorienne, rongée par le pari terrifiant de la physiognomonie, encore en vogue au xixe siè ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon