Donna Haraway États-Unis, 1944

Donna Haraway États-Unis, 1944

La cyberféministe apporte des réflexions clés sur le destin de la relation entre les hommes et les machines.

biologiste, philosophe, Donna Haraway se définit comme « postféministe de type cyber ». Dans son Manifeste cyborg de 1985, elle trace une analogie entre cet hybride humain-machine qu'est le cyborg et la manière dont la féminité est construite par les pratiques sociales et le discours scientifique. Elle a mené une critique des « savoirs situés » dépendant des genres, ainsi que de notre pseudo-objectivité, en montrant la différence entre les études sur les primates réalisées par des hommes et par des femmes. Son apport tient à ce que nous avons à réviser entièrement notre « ontologie » : avec la multiplication de nos artefacts, la frontière hommes/machines est devenue aussi incertaine qu'entre l'homme et l'animal. Elle a tiré de ses travaux une aura internationale, même dans la culture populaire. La série animée japonaise Ghost in the Shell en a ainsi fait un de ses personnages.

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

S'abonner au magazine

S'abonner au magazine