Do you speak globish ?

Do you speak globish ?

Nous sommes en général assez mal équipés pour converser avec les extraterrestres. Sauf les auteurs de SF. Avec eux, les aliens ont depuis belle lurette trouvé à qui parler.

L'autre fascine, et d'autant plus s'il n'est pas né sur notre Terre. On l'a d'abord imaginé sélénite, habitant la Lune, comme dans L'Homme dans la Lune (1638) de Francis Godwin ou Les États et Empires de la Lune (1656) de Cyrano de Bergerac, puis le Soleil, comme dans la suite de ce dernier, Les États et Empires du Soleil. Les premières observations de Mars et de ses « canaux » ont entraîné un déplacement des fantasmes, et les Martiens - petits ou grands, verts ou non - ont pris le devant de la scène, jusqu'à la science-fiction moderne du début du XXe siècle.

La SF multiplie les provenances, les types de confrontation et les problèmes de communication. Elle doit donc réfléchir à la question du langage et de sa diversité. Les Sélénites de Godwin parlent le lunaire, une langue à tons (comme le chinois) représentée avec des notes sur des portées et supposée très facile à apprendre. Cyrano de Bergerac ajoute une gestuelle : les dialogues de ses aliens ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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