Dividendes du désastre

Dividendes du désastre

Dans un essai aussi bref que cinglant, Mark Alizart estime que les dirigeants du globe misent sur l'effondrement écologique.

Marmottes confinées et sonnées, nous clignons des yeux. Ce n'est plus théorique : arguant, quant au climat, de l'impossibilité de couper le réacteur de la globalisation, les États sont capables de décisions drastiques face à une épidémie.

Telle est, pour l'essayiste Mark Alizart, une illusion dont il faut se débarrasser : il est inutile d'argumenter pour convaincre nos dirigeants de l'urgence climatique. Ils en sont déjà convaincus et se projettent dans le coup d'après. C'est une « fenêtre d'opportunités » : futurs monopoles, dépouillement de pays en faillite, spéculations lucratives... Lorsque la catastrophe sera avérée, l'état d'exception deviendra la règle, permettant des règnes sans partage : Trump souhaite, oui, que les États-Unis deviennent une île, et Poutine rêve que la banquise fonde et lui ouvre la route du Nord. Les démocraties libérales prennent encore des précautions oratoires tout en guettant les miettes du gâteau.

Les « carbofascistes », ainsi que Mark ...

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Entretien

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