Dionysos au féminin

Dionysos au féminin

Mêlant récit et essai, un roman-variation hanté par la figure mythique de Perséphone.

Voici le dernier secret, l'ultime mystère : « Les livres s'écrivent entre les corps. Ils naissent des révolutions fragiles qui bouleversent la chair et défont l'ordre des mots. » Le corps à tâtons, l'âme dans les limbes, le nouveau roman de Gwenaëlle Aubry, Perséphone 2014, est une plongée aux enfers, un retour au labyrinthe. Méditation sur les ruines, voyage au coeur des temples et des autels, ce roman-variation sur l'exil intérieur, à travers le débord et l'oubli, guette la trace des corps où les mémoires en lambeaux tissent des fragments. Mêlant récit et essai, cette musique de l'étrange et du lointain nous offre dans les masques et les rires une Perséphone d'aujourd'hui, Dionysos au féminin : écrire pour maquiller le cri en joie et le sexe en visage.

« Je suis la Reine infernale, celle qui avec les âmes des morts danse la bacchanale. Nul ne se souvient que je me suis appelée Korè. Certains me nomment Pherréphatta : je suis celle qui touche ce qui s'enfuit », écri ...

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