Dieu et moi

Dieu et moi

J'espérais toujours que le format de poche grignoterait de l'inédit dans l'allégresse, eh bien nous y sommes ! « Mille et une nuits » entame l'aventure avec Harpman dans un texte drôle et décoiffant, donnant la parole à une morte encore fraîche. Un ange la somme de le suivre, jusqu'à Dieu, et Harpman - ou sa projection dans le futur, j'en jurerais ! - refuse ; elle n'obéit pas aux intermédiaires, qu'on lui amène le patron ! Et il, pardon Il vient, dans le simple appareil d'un dieu arraché au plafond de la Sixtine, la pudeur ménagée par deux angelots souvent distraits ; le ton est donné. Un dialogue s'instaure. L'impétrante réfute une à une les « preuves » de l'existence divine, elle ne le suivra pas, ne cédera ni aux promesses ni au chantage. « Allez donc au diable » est la seule réponse, ce qui pour Dieu est tout de même fort de café ! Verdeur savoureuse et candeur roublarde, voilà de quoi rire, relire, en prendre de la graine et dégraisser les idées toutes faites.

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