Diderot, un jeune homme de 300 ans

Diderot, un jeune homme de 300 ans

Tenant de Lumières radicales ou plus «démocratiques» et «équilibrées» ? Matérialiste athée ou «enchanté» ? Avant-gardiste ou classique d'avant-garde ? Aucune case ne semble convenir à Diderot. S'il a mis longtemps à s'établir, son statut de grand représentant, aux côtés de Voltaire et de Rousseau, des Lumières ne lui est certes plus contesté. Ne songe-t-on pas, lui aussi, à le « panthéoniser » ? En même temps, il reste, à l'heure du tricentenaire de sa naissance, peu lu, et la perception de sa figure demeure instable. Cette difficulté a des causes d'abord historiques : du fait de la censure, son oeuvre est, en quelque sorte, « née posthume » - et sa postérité n'a dès lors cessé de fluctuer. Mais elle est aussi, surtout, extraordinairement diverse, émargeant à tous les champs et genres : la philosophie et l'essai, le roman et la fiction, la critique d'art et le commentaire, le théâtre ; mais aussi la morale, l'histoire, la politique, les mathématiques, les sciences, et même l'économi ...

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