Deux étés

Deux étés

Il a fière allure le mot héros ; il est D'Artagnan ou Robinson et, au féminin, la princesse de Clèves, une baleine ou bien même une île : celle de B. dans Deux étés , le dernier roman d'Erik Orsenna qui aurait bien pu être un récit. Une île donc, avec ses occupants permanents ou estivants ; pas les touristes surtout.

Sur l'île débarque un étranger. Gilles est traducteur. D'habitude, il traduit les auteurs morts qui sont rarement très pressés. Alors il prend le temps. Or, cette fois c'est de Nabokov et de son chef-d'oeuvre Ada ou l'ardeur , roman de l'inceste, dont l'éditeur Arthème lui commande la traduction. A l'époque Nabokov est vivant, d'une cruauté sans bornes avec ses traducteurs et nobélisable surtout : c'est dire qu'on attend la traduction avec impatience chez les continentaux. Mais voilà, le traducteur peine, il a la langue dans sa poche car « à force de poursuivre, filet à la main, les lépidoptètes, le nobélisable caractériel ...

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