Dessins et desseins

Dessins et desseins

S'il n'a pas de réel talent graphique - comme d'autres de ses confrères -, Zola réalise, dans ses travaux préparatoires, de multiples schémas et croquis : choses vues, plans de lieux réels ou fictifs, architecture des récits... Se révèle là un imaginaire de géomètre, à mi-chemin entre réalisme et abstraction.

Les dessins des écrivains des XIXe et XXe siècles forment un corpus riche et protéiforme. Hugo, Stendhal, Proust, Apollinaire et Valéry, ou encore Pouchkine et Dostoïevski ont laissé des archives iconiques qui attirent les regards, ceux de la critique, des collectionneurs et des salles des ventes, ceux des catalogues d'exposition et des revues d'art. Les dessins de la main d'Émile Zola, dépassant pourtant la centaine, ne font pas partie des plus prisés, sans doute parce que l'oeil du spectateur néglige le croquis minimaliste, le graffiti sans prétention d'un écrivain dessinant une topographie à main levée ou le plan d'un intérieur, sans rechercher la justesse technique ou la séduction esthétique. Rien qui ne pousse effectivement à l'extase dans le cas de l'écrivain naturaliste : pas de portrait expressif comme chez Dostoïevski, pas de caricature comme chez Baudelaire, pas de coups de crayon lumineux ou ténébreux comme chez Valéry, pas d'évocation poétique qui ouvre sur des symboles ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé