Dessins et desseins

Dessins et desseins

S'il n'a pas de réel talent graphique - comme d'autres de ses confrères -, Zola réalise, dans ses travaux préparatoires, de multiples schémas et croquis : choses vues, plans de lieux réels ou fictifs, architecture des récits... Se révèle là un imaginaire de géomètre, à mi-chemin entre réalisme et abstraction.

Les dessins des écrivains des XIXe et XXe siècles forment un corpus riche et protéiforme. Hugo, Stendhal, Proust, Apollinaire et Valéry, ou encore Pouchkine et Dostoïevski ont laissé des archives iconiques qui attirent les regards, ceux de la critique, des collectionneurs et des salles des ventes, ceux des catalogues d'exposition et des revues d'art. Les dessins de la main d'Émile Zola, dépassant pourtant la centaine, ne font pas partie des plus prisés, sans doute parce que l'oeil du spectateur néglige le croquis minimaliste, le graffiti sans prétention d'un écrivain dessinant une topographie à main levée ou le plan d'un intérieur, sans rechercher la justesse technique ou la séduction esthétique. Rien qui ne pousse effectivement à l'extase dans le cas de l'écrivain naturaliste : pas de portrait expressif comme chez Dostoïevski, pas de caricature comme chez Baudelaire, pas de coups de crayon lumineux ou ténébreux comme chez Valéry, pas d'évocation poétique qui ouvre sur des symboles ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes