Des racines vertes

Des racines vertes

L'attention à la nature, et singulièrement aux arbres, est constante dans l'oeuvre de Tolkien, qui affiche sa nostalgie de l'Angleterre rurale. Cette sensibilité écologiste s'exonère toutefois des imageries édéniques du romantisme.

Tolkien n'a jamais fait mystère de son affection pour « les choses qui poussent », une expression qui revient souvent dans ses romans, et les jardiniers ainsi que les gardes forestiers sont nombreux dans son oeuvre. En plus des Ents (mâles et femelles), de Beorn et de Tom Bombadil, êtres tout entiers dévoués à la protection de la nature et des bêtes qui l'habitent, certains des personnages principaux du Seigneur des anneaux choisissent d'y consacrer le reste de leur vie : Samsagace Gamegie bien sûr, mais aussi Faramir, qui à la fin du roman se propose de réhabiliter avec Eowyn les parties de l'Ithilien qui ont été ravagées par la guerre. Tolkien aimait particulièrement les arbres, et chacun des territoires traversés, dans Le Seigneur des anneaux, a le sien. Les exemples sont nombreux. Citons seulement la forêt de mallorns (arbres immenses et sans âge) où demeure l'elfe Galadriel, ou, à la lisière de la Comté, la Vieille Forêt, remplie de la présence maligne du Vi ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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