Socrate, des obéissances civiles

Socrate, des obéissances civiles

Citoyen-soldat lors de la guerre du Péloponnèse, Socrate s'est plié jusqu'à sa mort aux lois de la cité. Il préférait exercer à quelques-uns le courage de la réflexion et évitait les vaines rhétoriques du débat public.

Socrate, tel que Platon nous le présente, propose une manière d'envisager la position du philosophe face au pouvoir qui a parfois paru déroutante à nos contemporains. Loin des figures de prise de parole publique, Socrate semble préconiser un troublant mélange de soumission à l'autorité légitime, de sens du devoir, au sens même du devoir du soldat, et d'aversion pour le débat public, comme pour la participation politique collective. Comment, dans ces conditions, Socrate peut-il conserver l'image d'un penseur qui cherchait à faire de la réflexion partagée le ferment d'une société meilleure ? Se pourrait-il que le refus de certains modes d'engagement public puisse frayer la voie à un autre courage, qui se détourne de l'agitation des opinions pour embrasser la considération des choses et des êtres, et du soin que l'on pourrait en prendre ?

Nul peut-être, parmi ceux de nos contemporains qui ont étudié la figure de Socrate, n'aura été aussi sévère que Gregory Vlastos, dans ce disco ...

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