Des nuits trop parfaites pour être claires

Des nuits trop parfaites pour être claires

Deux des romans de Lídia Jorge investissent la mémoire coloniale en utilisant un même procédé : le récit d'une nuit supposément merveilleuse, qui va faire l'objet de versions contradictoires.

« Pourquoi, dans votre récit, insistez-vous sur l'histoire et la mémoire, et autres notions de ce genre ? », demande Eva Lopo à l'auteur des Sauterelles, la nouvelle que reproduit d'abord Le Rivage des murmures, troisième livre de Lídia Jorge et premier publié en français, en 1989. Le roman donne la parole à celle qui, vingt ans plus tôt, a vécu les événements racontés dans Les Sauterelles. Elle est devenue dans la nouvelle Evita, une jeune mariée dont l'époux, un tout jeune sous-lieutenant, a été retrouvé une balle dans le front, sur le rivage bordant l'hôtel, au Mozambique, où les mariés viennent de passer leur nuit de noces. La dernière fois qu'on l'a vu vivant il avait un pistolet en main et expulsait de l'hôtel un journaliste qui voulait photographier un cortège funéraire, celui d'un Blanc mort avec des dizaines de Mozambicains, inexplicablement. Peut-être empoisonné par de l'alcool frelaté. Evita aura dansé avec son mari, fait l'amour, vécu ces jours ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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