Des dandys amers et doux

Des dandys amers et doux

Le portrait d'un cercle d'écrivainsde l'entre-deux-guerres, passionnés par le XVIIIe siècle et l'Italie.

Les « longues moustaches », tel fut le nom que Paul Morand, dans Venises, donnait à ces écrivains distingués de l'entre-deux-guerres qui se réunissaient au café Florian, sous la célèbre peinture murale appelée « le Chinois ». « Hommes très charmants, écrivait-il, sans grande confiance en eux-mêmes, dandys amers et très doux, vite amusés ou désespérés... » Leurs noms ? Edmond Jaloux, Jean-Louis Vaudoyer, Émile Henriot et leur maître à tous, Henri de Régnier. Michel Bulteau part à leur rencontre dans ce livre-flânerie, en enrôlant aussi trois autres écrivains proches des précédents, Francis de Miomandre, Charles Du Bos et Abel Bonnard. Chacun a son style, bien sûr, mais ces sept-là ont en commun des rites, des goûts, un tempérament mélancolique et raffiné, la nostalgie d'un passé qu'ils n'ont pas connu. « Ils aiment le XVIIIe siècle, résume Michel Bulteau, l'Italie, la Provence, Stendhal, les bibelots. La littérature a été leur déraison d'être. »

Ce petit livre folle ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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