Des Cosaques aux Tchétchènes

Des Cosaques aux Tchétchènes

Depuis « Guerre et paix » de Tolstoï jusqu'à la variation de Makanine sur le thème du « Prisonnier du Caucase », en passant par les puissantes évocations de la bataille de Stalingrad, la guerre n'a jamais quitté la scène littéraire russe.

A l'époque où la guerre demandait du courage, c'est-à-dire jusqu'à l'avènement des frappes chirurgicales, le courage faisait intrinsèquement partie de la guerre. Socrate, dans le Lachès de Platon, pose la question du courage. Deux pères de famille se demandent : que vaut l'escrime en armes pour former la jeunesse ? Comme toujours Socrate conduit ses interlocuteurs là où ils ne pensaient pas aller. Le courage est belle chose, l'irréflexion ne l'est pas. Donc le courage ne peut être que réfléchi. Un courage irréfléchi est faux courage. Le courage, comme l'agriculture, demande le savoir juste du souhaitable dans le passé, le présent et l'avenir, il équivaut à la vertu.

Tolstoï avait en tête ce dialogue lorsqu'il partit combattre au Caucase. La Russie y mena au xixe siècle une longue guerre coloniale qu'elle n'appelait pas ainsi, qui dura soixante ans, et s'est rallumée encore tout récemment en Tchétchénie. Tolstoï partit à l'armée en 1851 et y resta presque trois ans. Comme ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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